« Sainte Claire ist nach Berlin gefahren »

DSC03670Le 13 octobre 2014, les élèves de terminale ont plié bagage et ont provisoirement déménagé dans la capitale allemande. A l’occasion du 25ème anniversaire de la chute du mur, ce fut l’occasion d’entreprendre une semaine de retour en arrière sur l’histoire incroyable de Berlin et de découvrir un peu plus sa culture. Les élèves ont été pris en charge par des familles durant toute la durée du voyage d’intégration. Le lundi matin ils ont visité le célèbre musée de la DDR, tandis que l’après-midi une visite guidée du musée de la topographie de la terreur leur a permis, par petits groupes, de plonger un peu plus dans la terrible période de la Seconde Guerre Mondiale. Le mardi matin, fut consacré à la visité guidée en bus de Berlin, alors que l’après-midi leur a fait découvrir la cathédrale française de la capitale. Mercredi matin, c’est le centre de documentation sur le mur qu’ils ont visité, suivi par la découverte du musée juif de Berlin, un lieu chargé d’émotion. Enfin jeudi matin, c’est une visite à l’ambassade qui a conclu ce voyage et qui a apporté des réponses quant aux questions concernant le lien franco-allemand et son importance dans le monde actuel. Le séjour a été parsemé de quartiers libres et de balades dans Berlin, particulièrement appréciés par les élèves J. Ils tiennent donc à remercier les professeurs organisateurs et accompagnateurs pour ce voyage qui fut une réussite.

Danke für alle !

Les élèves de terminale, fraîchement « berlinoisés ».

On connaissait l’Ostalgie, ce néologisme allemand désignant la nostalgie pour l’Est, mise en scène sous une forme humoristique dans le film Good Bye Lenin. Les protagonistes de ce long métrage tentent de faire croire à leur mère tombée dans le coma avant la chute du Mur que la RDA existe toujours à son réveil, à grand renfort de produits de marque est-allemands. Il semble, d’après les observateurs de la société allemande, que les cornichons géants de la Spreewald, le Vita Cola ou la moutarde Bautz’ner concernent plus les touristes à la recherche d’exotisme que les Allemands eux-mêmes aujourd’hui. On connaît moins la Westalgie, la nostalgie pour l’Ouest, c’est-à-dire la vieille République fédérale d’Allemagne. Elle a refait surface à l’occasion du 25ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989. Un sondage effectué à Berlin montre que 34% des anciens habitants de Berlin-Est se considèrent encore comme des Berlinois de l’Est alors que 41% des habitants de la partie ouest de la capitale se déclarent Berlinois de l’Ouest plutôt que Berlinois tout court.

Mais Ostalgie et Westalgie ont un fond commun qui n’est pas propre aux Allemands, la tendance à penser que « c’était mieux avant ».

Nos élèves ont eu l’opportunité de vivre cette expérience berlinoise pendant quelques jours.

Qu’en retireront-ils ?

Les vestiges de la partition et de la « Guerre froide » appartiennent désormais à l’Histoire même si certaines frontières existent encore dans les têtes et dans la réalité économique.

S’il y a un sens à donner à ce voyage, c’est qu’il faut regarder l’avenir et Berlin offre une magnifique leçon d’Histoire en proposant ce pont entre passé et avenir à qui veut le comprendre et le franchir. Sans aucun doute, nos élèves y ont été sensibles. On peut espérer que la magie de cette capitale agisse sur eux afin qu’ils avancent dans leurs parcours respectifs en se disant que « le meilleur est à venir ».  

M. Urbanski