« Wir fahren nach Berlin ».

Depuis plus d’un demi-siècle, la coopération franco-allemande s’est construite sur la base d’une réconciliation historique entre deux pays opposés par les guerres et elle a été un des enjeux principaux ainsi que le moteur de l’intégration européenne.
Robert Schuman déclarait le 9 mai 1950 : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l’opposition séculaire de la France et de l’Allemagne soit éliminée : l’action entreprise doit toucher au premier chef la France et l’Allemagne ».
Ces deux pays ont dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, placé leur coopération sous le signe de la construction européenne.
C’est en effet de leur volonté de rapprochement, symbolisée par la déclaration Schuman, que sont nés la Communauté Européenne de l’Acier et du Charbon (CECA) puis les deux traités de Rome de 1957, instituant la Communauté Economique Européenne (CEE) et la Communauté Européenne de l’Energie Atomique (Euratom).
Cette relation particulière, rapidement qualifiée de « couple franco-allemand », traversera les décennies suivantes en inspirant et en rythmant le pouls des grandes étapes de la construction européenne.
Le Traité sur la coopération franco-allemande (dit Traité de l’Elysée), signé le 22 janvier 1963 par le Chancelier Adenauer et le Général de Gaulle, répond à trois objectifs :
Sceller symboliquement la réconciliation franco-allemande.
Créer entre les deux peuples, et en particulier leurs jeunesses, une véritable amitié.
Favoriser la « construction de l’Europe unie, qui est le but des deux peuples ».
Au niveau politique et institutionnel, le Traité met en place un calendrier contraignant de rencontres régulières à tous les niveaux (chefs d’Etats et de gouvernement, Ministres, hauts fonctionnaires), mais la grande originalité introduite par le Traité réside peut-être d’abord et avant tout dans la forte implication des deux sociétés civiles qu’il encourage, notamment dans les domaines éducatifs, de la recherche, de la culture ou des échanges de jeunes.
Un réseau d’une densité inégalée d’institutions binationales, mais aussi d’associations et de jumelages entre collectivités locales, anime et enrichit la coopération franco-allemande.
Le lycée Sainte Claire s’inscrit pleinement dans l’esprit de ce Traité et son cinquantième anniversaire en proposant aux élèves un programme marqué par la volonté de comprendre le passé autant  que par celle d’ouvrir l’avenir.
Les élèves participeront aux visites suivantes (d’autres sites seront proposés selon les possibilités) :

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Le point de contact entre l’Est et l’Ouest Check Point Charlie et son musée.
Le Centre de commandement du IIIème Reich.
Le musée de la DDR.
Les hauts lieux d’une métropole avec les projets architecturaux.
Le « Reichstag » ou parlement actuel, cœur de la démocratie allemande, point d’orgue de notre séjour.
Le centre de documentation du « Mur de Berlin ».
Le musée juif.
L’hébergement se fera dans des familles de l’agglomération berlinoise. Ce sera l’occasion d’échanger sur les évènements récents ainsi que sur la vie à Berlin et en Allemagne en général. De nombreux quartiers libres seront proposés aux élèves afin qu’ils découvrent par eux-mêmes les charmes d’une ville aux multiples visages.
Ce voyage sera bien une « …réalisation concrète… » selon la formule de Robert Schuman.elysee63
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